vendredi 18 janvier 2008

Brief multi-cibles

Cible de communication, cible marketing, cible secondaire... Il existe de nombreuses cibles, mais lors du brief au team créatif, mieux vaut être précis. Sinon vous risquez d'avoir des surprises :

jeudi 17 janvier 2008

Séducteur

Le couple Beckham est à l’affiche en ce moment. Après Victoria en effigie de Marc Jacobs, c’est David qui offre sa silhouette pour les sous-vêtements Emporio Armani. Un segment de marché qui ne cesse de se développer chez les annonceurs de la mode et du luxe, comme l’a récemment affiché D&G sous forme de calendrier. L’international Herald Tribune nous éclaire sur cette évolution : « now it looks as though expanding the brand beyond clothing is as important to men's as it is to women's wear. Models hoof it down the runway showing off shoes, swinging hefty bags and wearing all those incidental extras that can make the tills ka-ching. »

Devenu un accessoire de plus en plus impliquant pour les hommes, Armani pense que cette cible prend aujourd'hui du plaisir à choisir en fonction des détails et des décorations... Mais aiment ils réellement regarder d'autres hommes en sous-vêtements ? Réponse ici.

Credit : Ricko

mercredi 16 janvier 2008

Mauvaise destination ?

Avez vous déjà pris le temps de discuter avec votre voisin durant un voyage en avion ? Il pourrait vous fournir des informations utiles sur les bons commerces qui vous aideront à patienter lors de votre arrivée. C'est ce que rapporte Elizabeth Rosenthal dans le Nytimes du 13/01 : On a recent flight between Rome and London my seatmate, Gaetano Pace, gave me a list of the airports he disliked (Heathrow, Frankfurt, de Gaulle) and those he liked (Barajas and Schiphol). But then he added, “You know, you have to spend so much time in airports these days that what matters to me is whether there are nice shops, a good bar or a restaurant.”

Conçu pour être un service bonus, l'offre des espaces de transit devient le véritable plus-produit, poussant
certains internautes à le juger comme un facteur déterminant dans le choix de l'aéroport. Le site Sleeping Airports publie à cet effet conseils et classements selon le confort et les services qu’ils proposent. Confort des sièges, prix de la restauration, attitude du personnel, propreté, information… Autant de critères qui classent Roissy-Charles de Gaulle à la première place des aéroports les plus détestés...

Internet étant un canal très influent dans la prise de décision d'une destination, certains feraient mieux de ne pas seulement faire du ciel le plus bel endroit de la terre.

Crédit : Nicolas Lampert

vendredi 11 janvier 2008

Loisir New-Yorkais

Comment passer le temps quand on habite New York :



Et si la construction vous ennuie, vous trouverez les meilleures boutiques de Sneaker, ici.

mercredi 9 janvier 2008

Les Pinsons de Darwin

L'expression "pinsons de Darwin" est d'abord apparue en 1936 mais elle fut véritablement popularisée en 1947 à travers les écrits de David Lack. À son retour en Angleterre, Darwin, qui n'est pas un expert sur le sujet, présente les pinsons capturés aux Galápagos durant la réunion du 4 janvier 1837 de la Société géologique de Londres, parmi d'autres spécimens de vertébrés récoltés, durant son voyage autour du monde à bord de l'HMS Beagle.

N'ayant pas pris soin de noter systématiquement le lieu de capture de chaque spécimen, Darwin se base sur les collectes effectuées par les autres membres de l'équipage du capitaine FitzRoy pour identifier l'origine géographique de chaque espèce. Ce faisant, il prend conscience que chaque espèce occupe une île différente et en conclut que l'isolement géographique a pu mener à la formation d'espèces distinctes à partir d'ancêtres communs (spéciation allopatrique).

Par la suite, ses réflexions sur ces pinsons l'amènent à établir un lien direct entre la végétation et donc le régime alimentaire de chaque espèce et leurs caractéristiques morphologiques, la forme du bec notamment. Les pinsons des Galápagos font toujours l'objet de travaux de recherches. Les époux Peter et Rosemary Grant étudient ainsi depuis 1973 ces populations d'oiseaux dans leur milieu naturel. ils ont ainsi pu mettre en évidence des évolutions due à la sélection naturelle au sein de ces espèces en réponse à des changements environnementaux.

Selon la WWF, il serait alors possible que l'espèce humaine évolue de cette manière. Voir ici.

Extrait de

lundi 7 janvier 2008

La publicité recyclable

Jusqu'à présent, la traduction de l'action environnementale par une marque a principalement été Marketing. En communication, l'affichage à énergie solaire est une excellente preuve que le média peut également faire vivre cette promesse. Pour placer le curseur un cran plus loin, Euro RSCG London vient de réaliser pour EDF, un spot publicitaire faisant acte, le voici :

Avec un peu d'ironie, j'entends déjà les potes d'Octave dire que la publicité est l'un des secteurs les plus "écolo". Quand on ne recycle pas des films, on recycle des idées...

Film via Adverblog

jeudi 20 décembre 2007

Simpsonize Noah

Depuis quelques jours, une vidéo s'intitulant "Homer's Evolution" est diffusée sur pas mal de blogs. Malheureusement, à chaque consultation, un "this video is no longer available" s'affichait . Trouvée aujourd'hui ici, la voici et confirme une fois de plus la capacité des Simpsons à tout s'approprier !!!! Un peu facile, mais au fond, cette série n'est elle pas une parodie de certaines facettes de la "real life" au travers d'un contenu de divertissement... Un gène de la marque "Simpsons" qui s'apprêterait aux spoofs ! voici tout d'abord l'originale :


et la version Simpsons :

mardi 18 décembre 2007

Surprise suprise !


Réalisée à la Marcel Béliveau, voici la nouvelle campagne virale de Burger King annonçant à ses clients que le Whopper est indisponible pour une durée illimitée. Ce gag célèbre d’une part le 50e anniversaire de ce « quarter pounder » et d'autre part il affirme être LE sandwich préféré des américains. Un constat qui rappelle l'importance de « BK » sur les terres de McDonald’s, et la complicité de ce grand gourou du burger avec ses adeptes qui ne risquent pas d’oublier cette expérience.

L’idée de discontinuer le Whopper pour mettre en évidence l’addiction à cet hamburger est à mon avis pas la plus brillante ni la plus originale, mais c’est plutôt celle de le remplacer par un Big Mac ou un Wendy’s Burger pour assister à leur discrédit qui est intéressante ! Il n’y a que la vérité qui sort de la bouche du consommateur ?

Dans la lignée des communications « Far West » telles que Pepsi VS Coca ou Apple VS Microsoft, cette publicité marque indirectement la volonté de Burger King de sacker publiquement ses concurrents à un moment aussi populaire que le Super Bowl, et de transformer une tentative supplémentaire sur le terrain du viral après celle de 2004

Toute fois, il ne faut pas oublier que cette vidéo est un best of et qu’il y a certainement eu des bides ou des réactions plus controversées. En tout cas, ce n'est pas pas la première fois qu'on aperçoit un client de BK se plaindre :

jeudi 6 décembre 2007

Double dose

Après la Nespresso c’est au tour de la Dolce Gusto de moudre la dosette avec les people. Sur le fond un même produit, mais destiné à une autre cible. Le premier, plus haut de gamme, représenté par le sophistiqué Georges Clooney et le deuxième, plus accessible, représenté par le populaire Jamel Debbouze. Une fine stratégie qui démontre la capacité de Nescafé à semer le grain dans une pratique de consommation qui se déverse au sein des foyers français.

Au-delà des nouvelles compétences de Publicis Net dans le celebrity marketing, on peut reconnaître un beau travail de conseil en stratégie de communication pour transmettre les valeurs d’un produit plus convivial et moins solitaire, plus coloré et moins sombre, plus fun et moins triste, sans faire boire la tasse à son camarade de gamme.

On notera aussi que la compagnie du Jamel Comedy Club de par leurs différentes tonalités d’humour exprime les différentes saveurs disponibles avec Dolce Gusto, bref une traduction très « al dente ».

Toutefois on peut reprocher un manque de chaleur à ce décors blanc (petit rappel de la culture Canal) qui dénature l’esprit de la pause-café et prête à confusion entre le cinéma de Jamel et l’ambiance chaude de son émission de stand up qu’on ne retrouve pas ici.

La série de mini films manquent fortement de liberté de ton, propre aux films viraux et laissent une image trop commerciale (malheureusement Jamel n’est pas encore buzzman). Cependant un début de buzz est entrain de voir le jour :


mardi 4 décembre 2007

Ecrivain mobile

Email, post, commentaire, message instantané, twitter, SMS et autres formats courts offrent tant de possibilités de rédiger et de redonner goût à l’écriture (ac ou ss kalité). Toute fois, un signe venant du Japon nous montre que les formats courts peuvent bien être la source de création de contenu de formats longs. Selon le Sydney Morning Herald, la moitié des 10 romans les plus vendus cette année au Japon a été écrite sur des téléphones portables et a été vendue à 300.000 exemplaires en moyenne.

La première version a été conçue pour être lu sous forme de très courts épisodes sur un téléphone mobile. Le Sydney Morning Herald souligne en outre que les lectrices achètent la version papier notamment parce qu’elles ont envoyé leurs commentaires à l’auteur et qu’elles considèrent avoir participé au livre.

Un fait qui affirme le potentiel de convergence culturelle de ce couteau suisse électronique. On a pu le voir pour la musique, les films, les images, et aujourd’hui la littérature. C’est une reconnaissance pour cette forme d’écriture et ses nouveaux écrivains pour mobile qui note également une évolution du support de lecture chez les jeunes lectrices.

Après le festival du pocket film, verra-t-on celui du pocket book ? Existera-t-il de nouvelles options pour composer ? Nouvelles couleurs, différentes typographies, différentes possibilités de mise en page… Avec des liens hypertextes qui redirigent vers le web mobile.

Le texte et les mots seront bien sauvés, mais je pense qu’il faudrait mettre à jour cette vidéo :


mercredi 28 novembre 2007

Ventriloque publicitaire

A la grande déception des français, l’auteur du teasing " Emma je t'aime" ne sera pas une marque grand public telle que Jean Paul Gaultier, Annonces Jaunes ou MMA. C’est la régie publicitaire Lagardère qui a orchestré cette parade romantique faisant preuve d’une belle démonstration de sa puissance médiatique. En effet tous les grands supports ont été utilisés. De la presse quotidienne, à la radio, en passant par le street marketing ou le web, l’étendu du réseau devrait faire rêver les annonceurs.

On peut se souvenir de la campagne « demain j’enlève le bas » pour le réseau d’affichage Avenir, afin de mettre en avant la réactivité de celui-ci. Seule différence, la promesse, qui met en avant ici l’impact et l'interactivité de ces filets à papillons. Des français qui furent très captifs durant ces 15 derniers jours, alors qu’ils n’étaient pas la cible finale. Des français pris comme des cobayes par cet abus de pouvoir un peu évident quand on possède tous ces points de contact et tous ces supports de masse.

Suite à cette démonstration de force, j’espère que ce coup de pub ne contribuera pas à renforcer la position des 35 % de français qui se disent publiphobes (étude IPSOS/Australie). A les divertir comme des enfants, pour au final leur faire comprendre qu’ils ont été les marionnettes de ventriloques publicitaires, c’est chercher le retour de bâton, sauf que celui-ci ne devrait pas être en plastique.

lundi 26 novembre 2007

Agent créatif

Albert Einstein disait « le secret de la créativité est de savoir comment bien cacher ses sources ». Apparemment certaines marques ne semblent pas prêter attention à cette citation de génie. Les vidéos sur les sites de partage ne cessent de s’uploader, de se visionner, de se commenter, et ces vidéos qui ont tant buzzées sur la toile sont visiblement de plus en plus nombreuses à être pastichées par des marques sans complexes. Du dernier spot pour l’Ipod Nano, à celui pour le portail Zaoza et son illusionniste de rue, tous deux sont des films créés en premier lieu par des internautes et pillés par des marques pour en faire le fleuron de leurs nouvelles campagnes.

Alors est-ce juste un manque d’imagination de la part des créatifs ou est-ce le mauvais fruit d’annonceurs opportunistes qui s’imaginent faire du buzz avec le même buzz ?

Puiser dans la création des sites de partage est tentant car elle représente le baromètre de ce qui fonctionne sur ce support. Mais comment surprendre des internautes avec leurs propres créations. Ceux qui pensent les bluffer sont à mon avis loin de là. Je comprends qu’on puisse s’en inspirer, mais singer ce qui a été réalisé en apposant un logo, c’est les prendre pour des ignorants.


Sur le fond, la mécanique qui est de reprendre un des éléments de leur culture est intéressante car elle crée un lien émotionnel avec cette cible, mais seulement si cet élément sert quelque chose de neuf. Karl Lagerfeld a récemment dit : « creativity is about mixing »
, c'est surement pour ça que 1984 n'a jamais été comme 1984 :


mercredi 21 novembre 2007

Réponse A ou réponse B ???

Le buzz d’emmajetaime.fr commence à faire écho. Mais là où certains se donnent la peine de bien reporter le phénomène avec photos à l’appui ou de rédiger leur avis sur l’exécution créative, j’y vois une excellente stratégie de RP (s’il y en a une).

Dans un premier temps, je vous propose de lire le post de Cyrille Chaudoit qui offre une très belle vue sur l’ensemble de la campagne qui serait, d'après lui, réalisée pour annoncesjaunes.fr, et dans un deuxième temps, de relire la newsletter du magazine Stratégies du 20/11/07 (voir article) affirmant que l’identité de l’annonceur serait Jean Paul Gaultier. De quoi semer le trouble et créer deux parties opposées qui ont toutes les deux des arguments à défendre mais qui permet surtout d’alimenter deux points de vue différents et donc de provoquer un dialogue. Intéressant pour créer une "conversation"...

Au-delà de la création très « dans l’air du temps », il y a un enseignement à tirer. Faut-il faire une devinette avec les réponses données ou une devinette ouverte pour qu'un teasing puisse provoquer un débat. Pour faire plus simple : « question à choix multiples » ou « question ouverte », « notoriété assistée » ou « notoriété spontanée ». Le choix est certainement facile… Surtout si je fais profiter les clients de l’agence….

mardi 13 novembre 2007

La citation de marque

Hier soir encore, en regardant la télévision, j’assiste à cette grande réflexion du moment : comment amener mon client à prendre part dans la conversation ? Cette profonde et si importante question de dealers de « conseil » en communication « 2.0 » ne pouvant s’empêcher de vendre n’importe quelle tendance à leurs fidèles, ne font à mon avis qu’entretenir et attiser une seule tendance, celle de l'anti-pub.

A l’heure où Facebook décide de vendre le profil de ses internautes en proposant de « participer à la conversation », penseront-ils d’abord à ce que leur client peut apporter à ces échanges, pourquoi des individus auraient envie de parler de ces marques (s’ils le font réellement) et à quel moment va t-on en parler ? Participer et contribuer à la création d’image ou notoriété de marque est il l’attente de ces cibles ?

Pourquoi ne pas simplement offrir un peu de fraîcheur à ces piplettes déshydratées par ce bavardage ? Ce que je veux dire, c’est au lieu de vouloir absolument collaborer ou s’associer au consommateur pourquoi ne pas simplement leur offrir de quoi prolonger le débat. Quand des marques réussissent à apporter ce « half full of joy », cet enthousiasme et cette étincelle qui provoque ce copier/coller, on est plus participant mais fournisseur (première caractéristique d'une marque). La proposition de ces vendeurs de profils ne devrait il pas plutôt être : comment mon client va permettre aux consommateurs de poursuivre la conversation, de la rendre encore plus enrichissante pour lui et son récepteur ?

Mais avant tout. Ils parlent de quoi entre eux ? Et à quel moment dans une conversation va t on mentionner ma marque ? On connaissait le processus d’achat et de consommation, mais connaît-on le processus de citation de la marque et à quel moment elle intervient ? Les sociologues et les psychologues ont surement un grand avenir, en attendant musique :


vendredi 9 novembre 2007

La preuve à l'appui

L'une des meilleures façons de convaincre n'est elle pas d'acter les paroles ? De montrer ce qui est dit ? Là où même les plus cartésiens doivent se mettre devant le fait accomplit ! Les marques doivent elle se diriger vers des com' mettant en scène les super-promesses produit, avec un gros testimonial de Chuk Norris et des belles preuves avant/après ? Heureusement, en Europe c'est dépassé depuis longtemps mais sur le fond, l'idée de démontrer la promesse reste d'actualité. Sauf qu'aujourd'hui, on trouve des manières de pousser les capacités du produit à son maximum, en faire un spot à fort potentiel viral parce que jamais vu, et de plus, inventer un nouvelle pratique de sport extrême. Voici une belle démonstration produit pour les parapluies Senz :



Et au cas où la force de gravité n'est pas assez forte il faut essayer artificiellement :

mardi 6 novembre 2007

Quand la couleur devient infinie

Qui suis-je ? Je suis célèbre dans mon pays, et riche. J’aime les moustaches touffues. Je suis fort, je suis méchant et je suis de retour. Je me suis coincé la tête dans les barreaux mais je ne suis jamais allé en prison. Je pense que la calvitie est un signe de virilité et je n’aime pas quand on critique mes cheveux… Qui suis-je ?

Je suis une des nombreuses illustrations animées du site Internet Orange UK ! Voici un beau et gros travail des créatifs de l'agence Poke pour la création des nombreux personnages répondant aux messages écrits, jouant aux devinettes et tous les autres divertissements à rencontrer tout le long d'un scrolling vertical sans fin. Des interactions et des échanges sans limites pour traduire cette offre de SMS illimités, s'appuyant sur un insight populaire « Good things should never end » (les bonnes choses ne devraient jamais s’arrêter). Un bel insight qui répond également à de fortes attentes consommateurs. Selon Le Monde du 7 novembre, 1 milliard de britanniques envoient actuellent des SMS par semaine, alors il était temps !

La seule vraie limite de cette campagne est le choix dans son exécution créative, des 6 couleurs de l’arc-en-ciel plus particulièrement dans le spot TV. Colonisées récemment sur Internet dans les vidéos virales de Sony Bravia au travers d’explosions et de déroulés de couleurs, ce rainbow flag donnent un fort sentiment de « déjà-vu » (futur thème sur le site de Joe la pompe). Toute fois le concept du « flashmob » commence a très bien se décliné dans la communication d’Orange alors verra t-on bientôt son spoof ?

vendredi 2 novembre 2007

Martine fait sa promo

Via : Martine Cover Generator

mardi 30 octobre 2007

Le coup de pub du consommateur

Action speaks louder than words, telle est la devise de Zeus Jones qui a également suggéré lors de la dernière conférence du AAAA Account Planning, que le futur du planning passait par le planning de business et non plus par du planning de communication, de marketing ou autre. C’est ce que prouve aujourd’hui la pub Ebay en proposant à ses cyber-utilisateurs d’acheter de l’espace publicitaire média (plus intéressant qu’un simple JPEG parmi des milliers). Une promesse qui va plus loin qu’un simple site d’annonces comme le faisait la précédente et permet de recentrer le discours d’Ebay sur ce qui le rend unique (la vente en enchère).


C'est également une nouvelle communication qui part à la conquête de nouveaux vendeurs en proposant cette offre inédite. Le nombre d’inscriptions ou de produits proposés seraient ils en baisse ou est ce que les bons produits (s’il y en a) manqueraient de visibilités ?
Une campagne de recrutement qui ne manque pas de jouer la carte de la responsabilité environnementale en proposant de reverser les fonds récoltés à l’association Planète Urgence.

Voici donc un beau moyen d’introduire son engagement, même si la précision est en petit caractère et faiblement mis en avant. Cette action était elle nécessaire pour couvrir l’image trop opportuniste ? Je pense surtout que le « coup de business » sera à voir dans quelques semaines : Quelle sera la commission versée à Pay-Pal grâce à la vente des objets ?

Je ne prédirai pas de montants mais je suis pressé de voir quel objet insolite sortira.


lundi 29 octobre 2007

Gaming the life

À l’heure où Pro Evolution Soccer 2008 est entrain de flamber sur toutes les consoles de jeux vidéo, provoquant d’innombrables pulsions d’orgueil et de vantardises à tout va, il en devient également le premier produit culturel vendu en France (suivent Harry Potter et Star Wars trilogy). Mais au-delà de ce constat, qui n’est que le reflet de l’importance du jeu vidéo dans notre société, il apporte une nouvelle philosophie de vie chez les gamers.

Aujourd’hui reconnue par de nombreux sociologues et psychologues pour ces qualités, cette philosophie semble avoir franchi un pas. D’après Jane McGonigal (chercheuse et conceptrice de jeux), il serait aujourd’hui intéressant de ne pas rendre les jeux plus réalistes, mais de rendre la vie plus proche des jeux (voir présentation). Cette nerd serait-elle restée trop longtemps devant son écran ou serait-elle en avance sur le nouveau courant de pensée d’une communauté qui intéresse de plus en plus les publicitaires ?

Selon elle, les jeux proposent des règles plus claires qui permettent d’avoir des objectifs partageables et compréhensibles par tous, d’obtenir un meilleur retour sur une performance effectuée et de tirer les bénéfices d’une vraie communauté où tout le monde adhère aux mêmes règles et à la même narration.

Les bénéfices en communication seraient donc de favoriser la compréhension du message, un ROI quantitatif et qualitatif plus fiable, mais permettre aussi de fédérer des communautés. Rien de bien différent qu’un bon vieil advergame multiplayer en fin de compte ? Suffirait-il d’offrir de nouveaux outils ou gadgets calqués sur un jeu vidéo ou bien de théâtraliser la marque et d’y immerger son public à la manière d’un World Of Warcraft ?

Je pense surtout que Jane McGonigal a trouvé une belle formule pour définir un nouvel insight de nerd plutôt que d’apporter une nouvelle forme de communication. Des marques telles que Toyota Prius grâce à laquelle vous surveillez en permanence votre consommation d’essence selon votre vitesse ou encore lors de la reproduction d’un second life dans la vie réelle se sont déjà essayées à cette forme de
communication cross-world.

Voici donc un nouvel insight qui devrait faire réfléchir pas mal de planneurs… À moins que ce soit déjà fait.



jeudi 25 octobre 2007

Cause this is thriller

Halloween arrive d'ici quelques jours, voici une vidéo qui aidera à survivre :

mercredi 24 octobre 2007

Vers un Marketing Senior 2.0 ?

Le Web 2.0 est une technologie qui n’est pas réservée qu'aux jeunes générations ! C’est ce qu’affirme TNS Sofres lors de sa dernière étude sur les mythes et réalités du Web 2.0 pour les marques. Il y aurait 32% de 35/45 qui seraient des utilisateurs Web 2.0 (forums, blogs, chats, univers virtuels, sites de réseau communautaire, wikis, partages de photos et de vidéos en ligne) et ils en restent également les principaux contributeurs à 28%.

Même si les autres tranches d’âges restent légèrement en dessous, on peut se demander quelle cible sera l’avenir du Marketing Viral sachant que cette classe démographique ne cesse de s’agrandir ? Aujourd’hui surexploité vers les jeunes, ce type de Marketing prendra t il une autre direction ou a-t-il déjà commencé ? Je m’avance peut-être trop, mais la campagne Dove n'est certainement pas destinée aux jeunes générations. Cet exemple est le reflet que ce ne sont pas les jeunes consommateurs qui « buzzent » le plus, mais bien les plus âgés…

Ce constat sera-t-il pris en compte par les acteurs du marché Senior ? Pourrait-on déjà imaginer des campagnes virales pour du tourisme, du loisir ou des produits de santé ? Et dire qu’il y a quelques années on nous présentait papi et mamie entrain d’apprendre à contrôler « le mulot » ,dans une publicité pour La Poste. Demain, ils nous feront sûrement redécouvrir Internet. Après tout, il y a rien de surprenant, ce n’est pas aux vieux singes qu’on apprend à faire la grimace.



jeudi 18 octobre 2007

The copycat

Comme le souligne Lexeul lors de son dernier post, la bonne santé d’une marque s’évalue non pas par la quantité de détournement mais surtout par la qualité des « remixes » qui sont produits à partir de sa communication.

Effectivement la qualité du détournement est importante car c’est elle qui crée le buzz tellement la production se rapproche de l'originale, alors comment favoriser la qualité de reproduction ?

Je pense que c'est gâce à la qualité de l’idée originale et son exécution. Souvent simple, compréhensible par tous et inspirante. C'est une idée génératrice (an idea generator comme diraient des planneurs anglais) celle qui réveille une autre idée chez le consommateur. Une sorte de « consumer modified content marketing » favorisant la recomposition du contenu de la communication par le consommateur.

Alors faut-il inspirer pour être buzzé ?

Avant tout revenons à ceux qui sont au cœur de ce sujet. Qui sont ces pirates publicitaires ? Des fans qui cherchent à revivre l’expérience ou en produire une nouvelle, des consommateurs qui revisitent la marque à leur manière pour se montrer à la même hauteur ou simplement des potes à Octave de 99 Francs, de jeunes créatifs qui font leur book, ou des bonnes maisons de prod virale qui cherchent à se faire connaître ?

Dans tous les cas, que ce soit positif ou négatif, ça fait parler de la communication et ça c’est un coup de pub réussie.

lundi 15 octobre 2007

Le vert solitaire

Comment mettre en scène le problème de la déforestation...

Simple, ludique et efficace. Un coup de pub qu'on aime revoir.

Avant de passer, il faut fixer...

Quelque 18.307.640 de personnes ont suivi samedi soir devant la télévision la demi-finale de Coupe du monde de rugby France-Angleterre, établissant ainsi un record historique d'audience pour ce sport depuis la création du baromètre Médiamat en 1989.

Une première qui se rapproche du record France – Portugal de 2006 à plus de 22,2 millions de téléspectateurs, mais qui ne dépassera certainement
pas ce chiffre avant longtemps.

Le manque à gagner pour l’industrie de la publicité va être énorme. Les 30 secondes de TF1 s’élevaient à
204.800€ si la France était en finale. Malheureusement cette belle équipe tout en bleu foncé n'atteindra pas ce niveau de la compétition. Il est donc évident que la vente de ces espaces publicitaires ne se fera pas à ce tarif tellement les audiences vont chutées. Ne serait ce que par la déception des nouveaux supporters, laissés sur leur faim ou les passionnés certainement frustrés par cet échec. Le nombre de personnes devant un poste de télévision ne devrait pas être supérieur à celui d’un bon vieux match du tournoi des 6 nations (entre 4 et 6 millions). L’audience pourrait être divisée par trois et le tarif également.

Et pour les marques ayant contribué à cette brume publicitaire, c’est presque 200 noms qui stopperont leur opportunisme. Je suis impatient de voir les noms qui resteront dans l’esprit des Français. Dans un contexte où 200 marques communiquent sur le même thème, comment émerger ? Je pense que c'est un bon cas à étudier, mais également voir d'une manière plus globale et inclure celles n'ayant pas exploité la ficelle rugby. Emerge t-on en étant différant de 200 autres ou faut-il être plus impactant que les 200 autres ?

Et si on devait séléctionner les publicités qui vous ont le plus marquées tellement elles étaient mauvaises, vous nomineriez lesquelles ?

vendredi 28 septembre 2007

Toscani, expert du coup de pub

Je ne voulais pas en parler parce que ce coup de pub est trop laid mais après une de mes réactions sur le blog d’Henri Kaufman (et si on parlait marketing), je me dois d’intervenir sur ce blog, parce que c’est un vrai coup de pub, mais pas forcement pour celui qui a payé.

Cette campagne est pour la marque de fringue No-lita et a été shootée par Toscani. Ce photographe est célèbre pour les pubs Benetton et pour faire parler d'elles.

Une fois de plus, la pub fait du bruit, mais sauf que si on ne connait pas la marque on peut penser que c’est une campagne pour la prévention contre l’Anorexie (chose qui m’est arrivée). Dans tous les blogs où cette image est diffusée on parle plus de Toscani et cette mannequin que de la marque de fringue et ce qu’elle propose. De plus la prod n’est pas à la hauteur de Toscani, l'image pathétique et provoque de la dissonance.

C’est donc un très bon coup de pub pour Toscani et pour parler du problème présenté plutôt que de la marque en elle même (d’ailleurs je l’ai cité qu’une seule fois). Si on devait parler de l’Anorexie, il y a d’autres façons, peut être plus percutantes…

jeudi 27 septembre 2007

Nissan t'as tout compris!

On vit une époque formidable, les médias se multiplient comme des petits pains mais on a parfois l'impression que personne ne sait quoi utiliser à quel moment.
Et puis un jour on tombe sur un joli petit buzz bien sympathique, porté à bout de bras par une célébrité du web et on atterrit sur une campagne TV qui enfonce le clou avec une prod irréprochable...

je vous laisse admirer:

le buzz


la campagne TV:

video

agence: TBWA\CHIAT\DAY Los Angeles, USA

Voilà une campagne qui utilise pleinement le concept du viral et qui le récupère particulièrement bien dans sa campagne TV. Un exemple à suivre pour bien des annonceurs...

La table de communication

Sur le blog de l’agence Né Kid, Gregory Duquesne propose une réflexion sur l’énergie de marque en concluant 3 points très intéressants dont un qui m’interpelle et sur lequel je souhaite apporter une nuance :

"Ne pas confondre cohérence et homogénéité. Le rôle de la communication n’est pas de « décliner » à l’infini le même concept créatif. Il est de multiplier les initiatives de marketing et de communication cohérentes avec le projet".

Je suis d'accord sur le fait d'être cohérent avec le projet mais multiplier pour multiplier pour se montrer "en mouvement" est un risque qui peut déstabiliser la perception du consommateur. Le premier exemple d'une marque qui se veut un peu trop en mouvement est Wilkinson : 2 concepts forts (le D.A.R.E et Fight for kisses) en peu de temps qui peuvent troubler voir même créer une marque concurrente tellement les deux idées sont puissantes.

A mon avis, il y a une règle à ajouter qui serait de multiplier des concepts cohérents, mais sur différents dispositifs de communication (Diesel Fuel For Life : Do Disturb en street marketing et No Legalization en viral). La réflexion de Gregory Duquesne est vraie et pertinente mais à modérer avec ce petit point...

Multiplier les initiatives et les concepts mais pas sur le même terrain.

mardi 25 septembre 2007

C'est quoi ton numéro ?



Un joli coup de pub créatif pour Bouygues Telecom signé DDB Paris. Reprendre la même accroche « communiquez en toute liberté » et la présenter différemment touche toujours ma sensibilité de publicitaire mais surtout parce qu'il apporte un nouvel œil sur le consommateur de téléphonie mobile.

Aujourd’hui nous avons besoin de téléphoner plus, pas seulement parce que notre réseau social s’agrandit mais parce que c’est notre répertoire téléphonique qui s’élargit. Le nombre de numéros ne cesse d’augmenter. Nous avons un numéro pour le travail, un autre pour le portable, un pour notre ligne ADSL, plus les autres adresses du type email. Preuve d’une société de joignabilité... Outre l'utilisation du mobile pour téléphoner, 7 français sur 10 utilisent leur portable pour leur répertoire, s'en suit le SMS et les autres outils (réveil, calculatrice, jeu...). Ce nouvel axe publicitaire est une belle représentation sur l’évolution de notre utilisation du portable et une belle raison d'avoir un gros forfait téléphonique.

A quand un insight sur notre répertoire électronique ou répertoire MSN ? J’imagine déjà les conflits entre adresse Gmail, Hotmail et Yahoo voulant être adresse principale, les autres bloquées et celles abandonnées qui ce sont remplies d’emails jusqu’à ne plus pouvoir en recevoir d’autres.